DPE du Gros Caillou à Paris : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers
Au Gros Caillou à Paris, les 550 DPE analysés décrivent un parc très majoritairement ancien, avec 34,4 % de logements classés F ou G. Ces résultats éclairent les enjeux énergétiques d'une vente ou d'une location, sans remplacer l'examen du diagnostic propre à chaque bien.

Le dossier énergétique du Gros Caillou repose sur 550 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d'un échantillon analysé de 60 000 DPE à Paris. Cette base permet de décrire les diagnostics enregistrés dans le quartier et de comparer leurs caractéristiques avec les indicateurs de la ville. Elle fait ressortir trois éléments : la place du bâti ancien, la prédominance des appartements et une proportion de classes F et G supérieure au niveau parisien. Ces résultats doivent toutefois être lus comme ceux d'un ensemble de diagnostics, et non comme un classement applicable à chaque adresse. Pour un vendeur, un acquéreur, un bailleur ou un locataire, ils constituent un contexte de lecture ; le DPE du logement reste le document à examiner pour apprécier sa situation particulière.
Un bâti dominé par les logements d'avant 1948 : 88,2 % des DPE
| Étiquette | Diagnostics enregistrés (Gros Caillou) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 0 | 0,0 % |
| C | 41 | 7,5 % |
| D | 159 | 28,9 % |
| E | 161 | 29,3 % |
| F | 114 | 20,7 % |
| G | 75 | 13,6 % |
L'ancienneté constitue le trait principal du bâti observé au Gros Caillou : 88,2 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, contre 68,8 % à l'échelle de Paris. La part des constructions antérieures à 1975 atteint 97,5 % dans le quartier. Les maisons individuelles ne représentent que 1,3 % des diagnostics enregistrés ; le reste correspond à des appartements. Le portrait qui se dessine est donc celui d'un parc presque entièrement collectif et très majoritairement ancien. Ces données ne précisent toutefois ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. L'âge du bâtiment renseigne sur son contexte, mais ne permet pas, à lui seul, de déduire la classe énergétique d'un appartement ou d'identifier les interventions pertinentes.
- Ancienneté dominante : les logements d'avant 1948 représentent 88,2 % des diagnostics du quartier, une proportion supérieure aux 68,8 % observés à Paris.
- Périmètre ancien élargi : 97,5 % des diagnostics enregistrés ont été construits avant 1975. Cette donnée situe le parc sans décrire son état actuel.
- Typologie : la part des maisons individuelles est de 1,3 %. L'analyse du quartier porte donc essentiellement sur des appartements.
- Limite d'interprétation : aucune donnée fournie ne détaille les rénovations, les systèmes de chauffage ou les caractéristiques des différentes copropriétés.
Les étiquettes DPE : 189 logements classés F ou G
La répartition des 550 DPE montre une concentration dans les classes intermédiaires et les moins favorables. La classe E regroupe 161 diagnostics, suivie de très près par la classe D, avec 159 diagnostics. Viennent ensuite les classes F, avec 114 logements, et G, avec 75 logements. La classe C compte 41 diagnostics, tandis qu'aucun logement de l'échantillon n'est classé A ou B. Au total, les 189 logements F ou G représentent 34,4 % des diagnostics du Gros Caillou. L'absence de classes A et B décrit uniquement la base analysée : elle ne prouve pas leur absence dans l'ensemble du quartier. Cette distribution montre également qu'une même localisation recouvre plusieurs niveaux de performance, ce qui interdit d'attribuer une étiquette à un bien sur la seule base de son adresse.
34,4 % de passoires énergétiques, contre 18,1 % à Paris
La comparaison avec Paris met en évidence une présence plus importante des passoires énergétiques dans les diagnostics du Gros Caillou : 34,4 % sont classés F ou G, contre 18,1 % pour la ville entière. D'autres indicateurs vont dans le sens d'un profil énergétique moins favorable. La consommation médiane atteint 294 kWh/m²/an dans le quartier, contre 276 kWh/m²/an à Paris. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 043 €, contre 1 022 €. Dans le même temps, la surface médiane des diagnostics enregistrés est plus petite : 35 m², contre 41 m². Ces médianes décrivent des distributions distinctes. Elles ne doivent pas être assemblées pour reconstituer un logement type, ni servir à calculer une facture individuelle à partir de la seule surface. Si vous préparez une cession, notre outil d’estimation immobilière à Paris s’appuie sur les transactions réelles enregistrées dans la commune.
- Classes F et G : 34,4 % au Gros Caillou, contre 18,1 % à Paris. C'est un indicateur central pour situer les difficultés énergétiques observées.
- Consommation médiane : 294 kWh/m²/an dans le quartier, contre 276 kWh/m²/an dans la ville. La valeur du logement doit être vérifiée séparément.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 1 043 € au Gros Caillou, contre 1 022 € à Paris. Il s'agit d'une estimation, pas d'une facture constatée.
- Surface médiane : 35 m² dans le quartier, contre 41 m² à Paris. Cette différence invite à comparer des biens présentant des caractéristiques proches.
Vendre au Gros Caillou : situer son bien parmi 550 DPE
Pour préparer une vente au Gros Caillou, ces résultats invitent à présenter clairement la performance propre au logement plutôt qu'à s'appuyer sur une réputation générale du quartier. Dans un ensemble où 189 diagnostics sont classés F ou G, la question énergétique mérite une place explicite dans les échanges avec les acquéreurs. Un bien classé C, D ou E doit lui aussi être décrit à partir de son diagnostic et de ses caractéristiques réelles. La médiane locale de 294 kWh/m²/an apporte un repère, mais ne constitue ni un objectif individuel ni une prévision de consommation. Les données fournies ne mesurent aucune décote, aucune prime liée à une étiquette et aucun effet sur les conditions de vente. Elles permettent de contextualiser le dossier, pas d'estimer la valeur du bien.
Louer : examiner le DPE au-delà du repère médian de 1 043 €
Pour une mise en location ou une recherche locative, la priorité est de distinguer les indicateurs du quartier des informations attachées au logement visé. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 043 € ne prédit pas les dépenses d'un futur occupant. De même, les 34,4 % de classes F et G ne permettent pas de conclure à la situation d'un appartement sans consulter son propre DPE. Le bailleur peut s'appuyer sur ce document pour expliquer la classe et les estimations du bien ; le candidat locataire peut les examiner pour éclairer sa comparaison entre logements. Les faits disponibles ne précisent pas les règles juridiques applicables à la location. Ils ne suffisent donc pas à établir si un bien donné peut être loué, ni sous quelles conditions.
Questions fréquentes
Le Gros Caillou présente-t-il davantage de passoires énergétiques que Paris ?
Oui, dans les diagnostics analysés : les classes F et G représentent 34,4 % au Gros Caillou, contre 18,1 % à Paris. Cela correspond à 189 logements sur les 550 DPE du quartier. Cette proportion renseigne sur la base étudiée, sans permettre de classer un logement particulier ni d'affirmer que tous les immeubles du quartier présentent les mêmes difficultés.
L'ancienneté du bâti explique-t-elle à elle seule les étiquettes DPE ?
Les données montrent que 88,2 % des diagnostics concernent des logements d'avant 1948 et que 97,5 % portent sur des constructions antérieures à 1975. Elles ne démontrent toutefois pas de lien causal à l'échelle de chaque logement. Les informations fournies ne décrivent ni les équipements ni les rénovations. L'âge dominant du parc est donc un contexte, pas une explication suffisante de chaque étiquette.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour prévoir ses dépenses ?
Le montant de 1 043 € est un coût énergétique annuel médian estimé pour les diagnostics enregistrés au Gros Caillou. Il ne correspond ni à une dépense garantie ni à une facture individuelle. Pour examiner un achat ou une location, il faut distinguer ce repère local de l'estimation portée sur le DPE du bien. La médiane parisienne de 1 022 € sert uniquement de comparaison.