DPE à Notre-Dame des Champs à Paris : bâti ancien et lecture des étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Notre-Dame des Champs à Paris, les 754 DPE analysés décrivent un parc très majoritairement ancien, où les appartements prédominent. Avec 34,6 % de logements classés F ou G dans cet ensemble, la performance énergétique mérite une attention particulière pour tout projet de vente ou de location.

DPE à Notre-Dame des Champs à Paris : bâti ancien et lecture des étiquettes — Paris

Le dossier énergétique de Notre-Dame des Champs repose sur 754 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 60 000 DPE à Paris. Ces observations permettent de décrire les diagnostics enregistrés dans le quartier et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du secteur. Le principal constat est la place importante du bâti ancien, associée à une présence marquée des étiquettes E, F et G. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces données apportent un contexte utile : elles situent un bien dans son environnement énergétique, sans remplacer la lecture de son propre diagnostic. Les médianes de consommation, de surface et de coût annuel estimé complètent cette lecture, mais ne décrivent pas nécessairement un même logement.

Un bâti dominé par les constructions d’avant 1948 : 81,2 %

ÉtiquetteDiagnostics enregistrés (Notre-Dame des Champs)Part du quartier
A00,0 %
B10,1 %
C567,4 %
D20226,8 %
E23431,0 %
F14719,5 %
G11415,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Notre-Dame des Champs (Paris).

La période de construction dominante à Notre-Dame des Champs est celle d’avant 1948, qui représente 81,2 % des diagnostics du quartier. La part des logements construits avant 1975 atteint 96,4 %, ce qui confirme le poids du parc ancien dans les observations disponibles. Les maisons individuelles comptent pour 4,0 % de l’ensemble, le reste correspondant à des appartements. Le portrait du secteur est donc principalement celui de logements en immeuble, dans un bâti antérieur aux périodes récentes. Ces caractéristiques sont essentielles pour interpréter les résultats, mais elles ne suffisent pas à expliquer l’étiquette d’un logement particulier. Les faits fournis ne détaillent ni les matériaux, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. Il serait donc excessif d’attribuer toutes les mauvaises étiquettes à une cause technique unique ou à la seule ancienneté.

  • Ancienneté dominante : 81,2 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948. Cette proportion décrit le corpus du quartier, et non l’état de conservation de chaque bâtiment.
  • Profondeur du parc ancien : 96,4 % des logements observés sont antérieurs à 1975. Cette donnée ne renseigne pas, à elle seule, sur les rénovations éventuellement intervenues depuis la construction.
  • Typologie : les maisons individuelles représentent 4,0 % des diagnostics, le reste portant sur des appartements. L’analyse concerne donc principalement cette dernière catégorie de logements.
  • Gabarit observé : la surface médiane est de 48 m². Il s’agit d’un repère de distribution, pas d’une surface moyenne ni d’une description uniforme des biens.

Des étiquettes concentrées en E, avec 261 logements classés F ou G

La classe E est la plus représentée dans les DPE géolocalisés de Notre-Dame des Champs, avec 234 diagnostics. Elle précède la classe D, qui en rassemble 202. Les classes F et G regroupent respectivement 147 et 114 diagnostics, soit 261 logements considérés ici comme des passoires énergétiques. Leur part atteint 34,6 % du corpus du quartier. À l’autre extrémité de la répartition, aucun diagnostic n’est classé A, un seul est classé B et 56 sont classés C. Cette distribution montre que les meilleures étiquettes sont peu présentes dans les observations fournies. Elle ne permet cependant pas d’affirmer qu’aucun logement du quartier ne pourrait obtenir une classe A : l’absence porte uniquement sur les diagnostics analysés. Pour lire ces résultats, il faut conserver ensemble les effectifs par classe et le périmètre de l’échantillon.

34,6 % de F et G dans le quartier, contre 18,1 % à Paris

Par rapport à la référence parisienne, Notre-Dame des Champs présente une proportion plus élevée de passoires énergétiques : 34,6 % contre 18,1 %. Le bâti d’avant 1948 y est également davantage représenté, avec 81,2 % des diagnostics contre 68,8 % à l’échelle de Paris. Ces deux constats décrivent une différence de profil, sans démontrer à eux seuls un lien de causalité. La consommation médiane du quartier atteint 290 kWh/m²/an, contre 276 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est lui aussi supérieur, à 1 160 € contre 1 022 €. Enfin, la surface médiane est plus grande dans le quartier : 48 m² contre 41 m². La comparaison doit donc porter sur plusieurs indicateurs plutôt que sur le seul montant annuel, qui ne résume pas la performance énergétique. Avant de fixer un prix, il peut être utile de connaître le prix de votre bien à Paris grâce aux ventes récentes relevées dans la commune.

  • Passoires énergétiques : 34,6 % de F et G à Notre-Dame des Champs, contre 18,1 % pour Paris. Le quartier apparaît plus exposé à ces classes dans les données analysées.
  • Consommation : 290 kWh/m²/an en médiane dans le quartier, contre 276 kWh/m²/an dans la ville. Cet indicateur est exprimé par unité de surface.
  • Coût énergétique annuel estimé : une médiane de 1 160 € localement, contre 1 022 € à Paris. Ces montants ne sont pas des factures individuelles constatées.
  • Surface et ancienneté : 48 m² de surface médiane contre 41 m², et 81,2 % de bâti d’avant 1948 contre 68,8 %. Ces différences éclairent le contexte de comparaison.

Vendre : situer le DPE du bien parmi les 754 diagnostics

Pour préparer une vente à Notre-Dame des Champs, ces données servent d’abord à mettre l’étiquette du bien en perspective. Un logement classé F ou G appartient à une catégorie qui représente 34,6 % des diagnostics du quartier, mais cette fréquence ne rend pas son résultat secondaire. À l’inverse, une classe C se situe dans une catégorie moins représentée, avec 56 observations, sans que cela permette de chiffrer un avantage commercial. Le dossier de vente gagne à distinguer clairement les caractéristiques propres au logement des statistiques locales : étiquette, consommation, surface et estimation énergétique annuelle ne doivent pas être confondues avec les médianes du secteur. Aucune donnée fournie ne permet d’estimer une décote, une valeur de vente ou l’effet de travaux sur le résultat futur. L’enjeu est donc une présentation précise, sans extrapolation financière.

Louer : interpréter les 1 160 € de coût annuel médian estimé

Pour une mise en location ou une recherche de logement, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 160 € constitue un repère de quartier, pas un budget garanti. Il ne doit pas être attribué automatiquement à un appartement de 48 m², même si cette surface correspond à la médiane locale : les deux indicateurs ne décrivent pas nécessairement le même bien. La lecture du diagnostic individuel reste donc centrale pour apprécier le logement proposé. La présence de 261 diagnostics F ou G invite également à examiner l’étiquette avant de conclure sur la situation locative d’un bien. Les données fournies ne contiennent ni calendrier réglementaire ni conditions juridiques détaillées. Elles ne permettent donc pas, seules, de confirmer qu’un logement précis peut être loué. Ce point doit être distingué de l’analyse statistique du quartier.

Questions fréquentes

Notre-Dame des Champs compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Paris ?

Oui, dans les données analysées : les classes F et G représentent 34,6 % des diagnostics du quartier, contre 18,1 % à Paris. Cela correspond à 261 logements parmi les 754 DPE géolocalisés. Cette comparaison porte sur le corpus fourni et ne doit pas être présentée comme un recensement exhaustif de tous les logements du quartier.

Quel type de bâti domine à Notre-Dame des Champs ?

Les logements construits avant 1948 dominent, avec 81,2 % des diagnostics. La proportion construite avant 1975 atteint 96,4 %. Les maisons individuelles représentent 4,0 % de l’ensemble, le reste étant constitué d’appartements. Ce profil ancien ne permet toutefois pas de connaître l’isolation, les équipements ou l’historique des travaux d’un logement particulier.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour prévoir ses dépenses ?

Le montant de 1 160 € est un coût énergétique annuel médian estimé, et non une dépense certaine pour chaque logement. La référence parisienne est de 1 022 €. Pour examiner un bien à vendre ou à louer, il faut consulter son estimation propre plutôt que lui appliquer la médiane du quartier, même si sa surface est proche de 48 m².

Sources officielles

Demander un devis gratuit