DPE à Roquette, Paris : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Roquette, l’analyse de 1 249 DPE géolocalisés révèle un parc très majoritairement composé d’appartements anciens. Les logements classés F ou G représentent 28,7 % des diagnostics du quartier, contre 18,1 % dans l’échantillon parisien étudié.

DPE à Roquette, Paris : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Paris

Le dossier énergétique de Roquette, à Paris, repose sur 1 249 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 60 000 DPE à l’échelle de la ville. Ces observations permettent de décrire les diagnostics enregistrés dans le quartier, leur ancienneté et leurs résultats énergétiques. Elles donnent également des repères pour comparer Roquette à Paris, sans constituer un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Cette distinction compte pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire : les tendances locales éclairent le contexte d’un bien, mais ne déterminent pas son étiquette individuelle. Les données réunissent ici la répartition des classes, les périodes de construction, la forme des logements et plusieurs médianes relatives à leur surface, leur consommation et leur coût énergétique estimé.

Un bâti dominé par les appartements d’avant 1948

ÉtiquetteDiagnostics enregistrés (Roquette)Part du quartier
A00,0 %
B60,5 %
C14411,5 %
D38731,0 %
E35428,3 %
F18414,7 %
G17413,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Roquette (Paris).

La période de construction dominante à Roquette est celle d’avant 1948 : elle représente 74,3 % des diagnostics du quartier, contre 68,8 % à Paris. La part des logements construits avant 1975 atteint 86,7 %, ce qui confirme le poids du bâti ancien dans les observations disponibles. Les maisons individuelles ne constituent que 1,1 % des diagnostics enregistrés ; le reste correspond à des appartements. Le portrait local est donc avant tout celui d’un parc collectif ancien. Ces informations ne précisent toutefois ni les matériaux des immeubles, ni leur état d’entretien, ni les rénovations éventuellement réalisées. L’année de construction ne suffit pas à expliquer un résultat DPE. Pour examiner un appartement particulier, il faut distinguer ce contexte historique général des caractéristiques effectivement décrites dans son propre diagnostic.

  • Ancienneté dominante : 74,3 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948. Ce repère décrit le quartier observé, sans prouver que chaque logement ancien présente les mêmes performances.
  • Périmètre du bâti ancien : 86,7 % des diagnostics enregistrés datent d’avant 1975. Les données fournies ne détaillent pas les résultats énergétiques pour chaque période de construction.
  • Forme du parc : les maisons individuelles représentent 1,1 % des observations. La lecture du marché local doit donc principalement porter sur les appartements, sans attribuer aux maisons un profil énergétique non documenté.

Les étiquettes D et E au premier plan, 358 logements F ou G

La distribution des étiquettes montre que les classes D et E occupent la place la plus importante dans les diagnostics de Roquette. La classe D rassemble 387 logements et la classe E en compte 354. Les résultats les plus performants sont moins représentés : aucun diagnostic n’est classé A, tandis que 6 sont classés B et 144 classés C. À l’autre extrémité, 184 logements sont classés F et 174 classés G. Les passoires énergétiques F et G réunissent ainsi 358 logements, soit 28,7 % des observations. Cette répartition décrit un quartier où les performances restent contrastées, malgré une ancienneté largement partagée. Elle ne permet pas d’associer automatiquement une classe à une époque de construction, à une surface ou à un type précis d’appartement.

  • Classes A, B et C : respectivement 0, 6 et 144 diagnostics. L’absence de classe A concerne l’échantillon étudié ; elle ne démontre pas l’absence de tout logement classé A dans le quartier.
  • Classes D et E : respectivement 387 et 354 diagnostics. Ce sont les deux catégories les plus représentées, ce qui les rend centrales dans la lecture du profil énergétique local.
  • Classes F et G : respectivement 184 et 174 diagnostics. Leur regroupement représente 358 logements, soit 28,7 % des DPE géolocalisés à Roquette.

28,7 % de passoires à Roquette, contre 18,1 % à Paris

Par rapport au repère parisien, Roquette présente une proportion plus élevée de logements classés F ou G : 28,7 %, contre 18,1 % pour la ville. Le quartier se distingue aussi par une présence plus importante du bâti d’avant 1948, avec 74,3 % contre 68,8 %. Ces deux constats coexistent, mais les données ne démontrent pas que l’ancienneté explique à elle seule l’écart d’étiquettes. La consommation médiane est en revanche proche du niveau parisien : 279 kWh/m²/an à Roquette, contre 276 kWh/m²/an à Paris. Il n’y a pas de contradiction entre cette proximité des médianes et la différence de part des passoires. La médiane de consommation et la répartition des classes sont des indicateurs distincts : aucun des deux ne résume à lui seul l’ensemble du profil énergétique. Avant de fixer un prix, il peut être utile de connaître le prix de votre bien à Paris grâce aux ventes récentes relevées dans la commune.

Une surface médiane de 34 m² et un coût estimé de 925 €

Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 925 € dans le quartier, contre 1 022 € à Paris. Ce montant inférieur au repère de la ville ne signifie pas que les logements de Roquette sont globalement plus performants. Leur surface médiane est également plus petite : 34 m², contre 41 m² à l’échelle parisienne, tandis que leur consommation médiane par mètre carré est légèrement supérieure. Ces indicateurs doivent donc être lus ensemble, sans attribuer tout l’écart de coût à la surface. Les médianes décrivent séparément plusieurs dimensions de l’échantillon ; elles ne constituent pas la fiche d’un même logement représentatif. Enfin, le coût indiqué reste une estimation énergétique : les faits disponibles ne fournissent pas de factures réelles permettant de documenter les dépenses effectivement supportées par les occupants.

Vendre ou louer dans un quartier comptant 358 passoires

Pour vendre ou louer à Roquette, la présence de 358 logements classés F ou G dans l’échantillon invite à examiner attentivement le DPE propre au bien. Un vendeur peut situer son appartement dans la répartition locale, tout en distinguant ses caractéristiques de celles du quartier. Un acquéreur ou un candidat locataire peut confronter l’étiquette, la consommation estimée et la surface du logement aux repères disponibles, sans considérer les 925 € de coût médian comme une prévision personnelle. Pour un bailleur, les statistiques ne permettent pas, à elles seules, de conclure à la possibilité de louer un logement particulier. Les faits fournis ne documentent ni les règles applicables, ni une éventuelle décote, ni les travaux nécessaires. Aucune conséquence juridique, financière ou technique individuelle ne peut donc être déduite de cette seule analyse.

Questions fréquentes

Roquette présente-t-il davantage de passoires énergétiques que Paris ?

Oui, dans les données analysées : les classes F et G représentent 28,7 % des diagnostics à Roquette, contre 18,1 % à Paris. Le quartier compte 358 logements dans ces deux classes. Cette comparaison porte sur les DPE disponibles, et non sur un recensement exhaustif du parc. Elle situe le quartier par rapport à la ville sans prédire l’étiquette d’un bien particulier.

Le bâti ancien explique-t-il toutes les étiquettes DPE du quartier ?

Les logements d’avant 1948 représentent 74,3 % des diagnostics de Roquette, mais les faits fournis ne croisent pas leur ancienneté avec leurs étiquettes. Il n’est donc pas possible de mesurer précisément le lien entre ces deux caractéristiques. Les données ne décrivent pas non plus les rénovations réalisées. Le bâti ancien constitue un élément de contexte, pas une explication suffisante de chaque classement.

Peut-on utiliser les 925 € médians pour prévoir ses dépenses ?

Les 925 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé des diagnostics enregistrés dans le quartier. Ce chiffre n’est ni une facture constatée ni une prévision adaptée à chaque occupant. La surface médiane locale est de 34 m², mais ces deux médianes ne décrivent pas nécessairement le même logement. Pour étudier un achat ou une location, il faut examiner les estimations propres au bien.

Sources officielles

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