Location à Paris : les échéances G, F et E pour les propriétaires

Publié le 11 octobre 2026 10 min de lecture

À Paris, 826 785 diagnostics sont enregistrés selon la base de l'ADEME, dont 18,0 % sont classés F ou G. Ces chiffres permettent de situer les biens face au calendrier de décence énergétique en location.

Location à Paris : les échéances G, F et E pour les propriétaires — Paris

Pour les bailleurs, son intérêt tient d’abord au calendrier de décence énergétique : G depuis 2025 pour un nouveau bail, puis F en 2028 et E en 2034. Les étiquettes F et G représentent ensemble 18,0 % des enregistrements, tandis que E en rassemble 27,1 %. Ces proportions décrivent des diagnostics, non des logements uniques, et ne mesurent donc pas directement le nombre de locations concernées.

G depuis 2025 : 57 623 diagnostics parisiens sous le premier seuil

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Paris
A906
B9 586
C186 380
D256 390
E224 451
F91 449
G57 623
Source : ADEME, base DPE logements existants.

En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. À Paris, on compte 57 623 diagnostics G, soit 7,0 % des enregistrements. Pour un bailleur, ce seuil s'applique lors de la signature d'un nouveau contrat de location.

  • G : 57 623 diagnostics enregistrés (7,0 %) ; critère de décence non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025.
  • F : 91 449 diagnostics enregistrés (11,1 %) ; échéance prévue en 2028.
  • E : 224 451 diagnostics enregistrés (27,1 %) ; échéance prévue en 2034.

F en 2028 : une deuxième échéance pour 11,1 % des diagnostics

La classe F concerne 91 449 diagnostics enregistrés à Paris. L’échéance prévue en 2028 place cette catégorie dans un horizon distinct de la classe G. Ensemble, les classes F et G réunissent 149 072 diagnostics, soit 18,0 % du total parisien. Pour les bailleurs, il convient de distinguer ces deux dates pour anticiper la situation énergétique des biens destinés à la location.

Cette comparaison montre que l’échéance de 2028 concerne une classe davantage représentée parmi les diagnostics parisiens enregistrés. Elle ne prouve pas qu’un nombre supérieur de logements loués sera concerné à cette date : les répétitions possibles d’un même logement et l’absence de ventilation locative interdisent ce passage automatique. Elle décrit les étiquettes présentes dans la base utilisée aujourd’hui, sans permettre de chiffrer les futurs changements de classe ni de prévoir la situation de chaque bailleur à l’approche de cette échéance.

E en 2034 : 224 451 diagnostics concernés

Avec 224 451 diagnostics, soit 27,1 % des enregistrements, la classe E occupe une place importante dans la photographie parisienne. Son échéance prévue en 2034 donne au calendrier locatif une portée qui ne se limite pas aux seules classes F et G. Pour un bailleur dont le logement est classé E, le repère fourni est celui de 2034, et non celui de 2028. La différence de date doit rester visible dans l’analyse, même lorsque les trois étiquettes sont évoquées ensemble. Le poids de E dans la base justifie de lui consacrer une lecture propre plutôt que de la laisser en marge du sujet.

La part de la classe E dépasse celle des classes F et G réunies (18,0 %). Cette comparaison permet d'élargir la perspective au-delà de 2028 et de rendre lisibles trois horizons distincts pour le parc locatif.

Repères territoriaux pour Paris

Paris (code INSEE 75056) compte 2 103 778 habitants. La base ADEME au 28 septembre 2026 recense 826 785 diagnostics enregistrés dans la capitale.

  • Unité : diagnostics enregistrés (plusieurs enregistrements possibles par logement).
  • Périmètre : Paris (75056).
  • Échéances locatives : calendrier réglementaire selon la classe énergétique.

La classe D représente 31,0 % des diagnostics

Le calendrier G, F et E ne résume pas toute la répartition parisienne. La classe D compte 256 390 diagnostics, soit 31,0 % des enregistrements : c’est la catégorie la plus représentée. La classe C rassemble 186 380 diagnostics, soit 22,5 %.

À l’autre extrémité, la classe A totalise 906 diagnostics (0,1 %) et la classe B en compte 9 586 (1,2 %). L’ensemble de ces classes permet de situer la place relative des étiquettes visées par le calendrier locatif.

Bâti ancien et surface médiane des logements parisiens

La période dominante indiquée est celle d’avant 1948, avec 68,8 % du base DPE. Les chiffres de l’ADEME mentionnent également 68,8 % de bâti antérieur à 1949, 89,1 % antérieur à 1975 et 97,3 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces repères décrivent le contexte immobilier dans lequel se lit le calendrier locatif parisien. Ils ne démontrent pas que l’ancienneté explique à elle seule une étiquette énergétique.

Les maisons individuelles représentent 1,8 % des diagnostics et la surface médiane est de 41 m². La consommation médiane atteint 276 kWh/m²/an pour un coût énergétique annuel médian estimé à 1 022 €. Le chauffage principal est majoritairement électrique, avec 351 057 diagnostics concernés.

Saint-Lambert, Roquette et inondation : garder les périmètres distincts

Les quartiers ou secteurs IRIS analysés sont Saint-Lambert, Roquette, Notre-Dame des Champs, Necker et Gros Caillou. Il serait donc infondé de présenter l’un de ces secteurs comme davantage touché par l’échéance G, F ou E. Les proportions communales ne peuvent pas leur être attribuées automatiquement. Pour un bailleur, le nom du secteur ne remplace pas la classe énergétique du logement.

La zone sismique et le potentiel radon sont non renseignés. Ces mentions doivent rester séparées de l’analyse des étiquettes énergétiques et de leurs échéances locatives. Elles ne permettent ni d’expliquer les classes DPE ni de conclure qu’un logement donné est exposé à l’un des risques recensés. De même, une information non renseignée ne signifie pas une absence de risque.

Location ou vente : ne pas confondre échéances et audit énergétique

Le calendrier de décence énergétique en location ne doit pas être confondu avec le champ de l’audit énergétique réglementaire à la vente. Celui-ci concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole ; la classe E y est concernée depuis le 1er janvier 2025. Ce fait n’autorise pas à présenter l’audit comme une obligation générale déclenchée par la mise en location de tout logement E, F ou G.

Pour les bailleurs parisiens, cette mise à jour fournit ainsi une lecture du calendrier à l’échelle locale, mais non un bilan individuel de conformité. G renvoie à un seuil déjà applicable pour un nouveau bail, F à l’échéance prévue en 2028 et E à celle de 2034. Les volumes associés montrent la place de ces classes dans les diagnostics enregistrés. Ils ne chiffrent ni les logements uniques à transformer, ni les dépenses nécessaires, ni les délais d’intervention. L’apport de cette photographie est de rendre visibles les catégories et les dates, tout en laissant explicitement ouvertes les questions auxquelles la base fournie ne répond pas.

  • Pour lire la situation locative : distinguer la classe du logement et l’échéance correspondante.
  • Pour interpréter les volumes parisiens : conserver l’unité « diagnostics enregistrés », sans la remplacer par « logements uniques ».
  • Pour une lecture liée à la vente : ne pas étendre le champ de l’audit au-delà des maisons individuelles et immeubles en monopropriété concernés.

Questions fréquentes

Les 149 072 diagnostics F et G correspondent-ils à autant de logements ?

Non. Ce total représente 18,0 % des diagnostics enregistrés dans la base parisienne. Un même logement peut apparaître plusieurs fois : il ne s’agit donc pas d’un décompte de logements uniques, ni de logements loués.

Quelles sont les dates clés pour la location d’un logement G, F ou E ?

En métropole, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034.

L’audit énergétique concerne-t-il la mise en location ?

Le fait fourni concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E entre dans ce champ depuis le 1er janvier 2025. Il ne faut pas confondre cet audit avec le calendrier locatif.

Sources officielles

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