À Paris, les DPE dessinent un parc ancien où les classes D et E pèsent lourd
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 826 785 diagnostics enregistrés à Paris, sans correspondre à autant de logements uniques. Les classes D et E représentent respectivement 31,0 % et 27,1 % des enregistrements, dans un corpus géolocalisé où le bâti ancien occupe une place importante.

Une photographie parisienne actualisée, pas un recensement des logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Paris |
|---|---|
| A | 906 |
| B | 9 586 |
| C | 186 380 |
| D | 256 390 |
| E | 224 451 |
| F | 91 449 |
| G | 57 623 |
Datée du 24 septembre 2026, cette photographie du parc immobilier diagnostiqué à Paris repose sur la dernière extraction ADEME utilisée, celle du 18 septembre 2026. L’actualité tient à cette mise à jour et à sa lecture locale, non à un événement municipal. Le périmètre est celui de la commune de Paris, identifiée par le code INSEE 75056, dans le département de Paris, numéro 75. La base rassemble 826 785 diagnostics enregistrés. Ce volume donne une matière importante pour décrire les étiquettes énergétiques présentes dans l’extraction, mais il ne constitue pas un décompte des logements uniques de la capitale.
Un même logement peut en effet apparaître plusieurs fois dans la base. Cette précision change la lecture de tous les pourcentages : ils décrivent des diagnostics enregistrés, et non une proportion établie de logements parisiens distincts. La population communale de référence du jeu local est de 2 103 778 habitants. Elle situe le périmètre démographique, sans permettre de convertir le nombre de diagnostics en nombre de logements ou de ménages concernés. Pour un propriétaire vendeur, un bailleur ou un acquéreur, l’intérêt de cette photographie est donc de disposer d’un cadre local chiffré. Elle ne permet pas d’attribuer une étiquette à un bien particulier à partir de sa seule localisation.
Les classes D et E structurent davantage le profil que les seules passoires
Le premier trait du profil parisien est le poids des classes D et E. La classe D compte 256 390 diagnostics, soit 31,0 % des enregistrements, devant la classe E, avec 224 451 diagnostics et 27,1 %. Ces deux catégories sont les plus représentées dans l’extraction. La classe C arrive ensuite, avec 186 380 diagnostics, soit 22,5 %. L’analyse locale ne peut donc pas se limiter aux seules étiquettes F et G : elle doit aussi rendre visible cet ensemble central, particulièrement la classe E. Pour les acteurs d’une vente ou d’une location, cette répartition fournit un repère de comparaison, sans préjuger des caractéristiques d’un logement individuel. Pour croiser ces repères avec le marché local, la page estimer votre bien à Paris restitue les ventes réelles de la commune.
À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B occupent une place réduite dans les diagnostics enregistrés : 906 pour A, soit 0,1 %, et 9 586 pour B, soit 1,2 %. La classe F représente 91 449 diagnostics, soit 11,1 %, tandis que G en rassemble 57 623, soit 7,0 %. Les effectifs permettent de garder la mesure des catégories derrière les pourcentages. Ils ne renseignent toutefois ni sur le nombre de biens actuellement proposés à la vente ou à la location, ni sur leur prix. Une classe peu présente dans cette base ne peut donc pas être décrite, sur ces seuls chiffres, comme rare dans l’offre disponible.
- Classe D : 256 390 diagnostics enregistrés, soit 31,0 % du total local.
- Classe E : 224 451 diagnostics enregistrés, soit 27,1 % du total local.
- Classe C : 186 380 diagnostics enregistrés, soit 22,5 % du total local.
- Classes F et G réunies : 149 072 diagnostics enregistrés, soit 18,0 %.
Pour les bailleurs, distinguer le poids des étiquettes et leurs échéances
Les classes F et G réunies totalisent 149 072 diagnostics enregistrés, soit 18,0 % selon l’indicateur agrégé fourni. Ce chiffre mesure leur présence dans l’extraction parisienne ; il ne mesure pas le nombre de logements loués ni celui des nouveaux baux concernés. La distinction est essentielle pour parler des conséquences réglementaires sans amplifier la portée des données. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Le lien concret avec la photographie locale passe donc par l’étiquette du logement concerné, et non par une application automatique des 18,0 % à l’ensemble du marché locatif parisien.
Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. À Paris, cette dernière mérite une attention distincte : elle rassemble à elle seule 224 451 diagnostics enregistrés, contre 149 072 pour F et G réunies. Ce contraste explique pourquoi une lecture utile aux bailleurs ne doit pas s’arrêter aux catégories les plus défavorables. Il ne permet cependant pas de prévoir combien de logements seront concernés à chacune de ces dates. L’extraction ne fournit ici ni un décompte dédoublonné des logements, ni leur statut locatif, ni leur évolution future. Elle décrit une situation enregistrée, à mettre en regard d’échéances réglementaires différentes.
- G : le critère de décence énergétique n’est plus satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
- F : l’échéance prévue en métropole est 2028.
- E : l’échéance prévue en métropole est 2034.
Un corpus dominé par l’ancien, sans causalité automatique avec le DPE
L’ancienneté du bâti constitue un autre trait marquant de cette photographie parisienne. La période dominante est indiquée comme « avant 1948 », avec 68,8 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs cumulés fournis mentionnent également 68,8 % de bâti antérieur à 1949, 89,1 % antérieur à 1975 et 97,3 % pour les périodes antérieures à 2001. Les deux premiers libellés doivent être restitués tels qu’ils sont fournis, sans effacer leur différence de borne. Ces données installent clairement l’ancienneté au centre de la lecture locale. Elles décrivent toutefois le corpus analysé et ne permettent pas, à elles seules, d’établir une mesure exhaustive de l’âge de tous les logements parisiens.
Cette présence du bâti ancien coexiste avec le poids des classes D et E, mais les chiffres fournis ne croisent pas les périodes de construction et les étiquettes énergétiques. Il serait donc abusif d’affirmer que l’ancienneté explique directement la répartition observée, ou qu’un logement construit avant une certaine date relève nécessairement d’une classe donnée. Pour un acquéreur comme pour un vendeur, la conséquence pratique est une séparation des lectures : l’âge situe le bien dans l’histoire du corpus, tandis que son diagnostic renseigne son classement énergétique. La photographie locale ne chiffre ni l’effet de travaux, ni les possibilités de changement de classe d’un logement particulier.
41 m² et 276 kWh/m²/an : des médianes à lire séparément
La surface médiane atteint 41 m² dans les données fournies. Les maisons individuelles représentent 1,8 %, ce qui leur donne une place limitée dans le profil étudié. Ces deux indicateurs apportent une information différente de celle des étiquettes : ils éclairent la composition du corpus, sans désigner un logement parisien type réunissant toutes les caractéristiques médianes. Une médiane est un repère central de distribution, pas une description commune à chaque observation. Pour comparer un bien à cette photographie, la surface reste donc une dimension à considérer séparément de son classement. Les données disponibles ne détaillent pas ici les étiquettes selon la taille des logements ou selon leur type.
La consommation médiane est de 276 kWh/m²/an, tandis que le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 022 €. Ces valeurs n’ont ni la même unité ni le même objet : la première est rapportée à une surface et à une année, la seconde est un montant annuel estimé. Rien dans les faits fournis ne permet d’affirmer qu’elles correspondent au même logement que la surface médiane de 41 m². Les réunir pour fabriquer une facture représentative serait donc trompeur. Pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs, ces chiffres servent de repères descriptifs locaux ; ils ne constituent ni une facture promise, ni une estimation personnalisée des dépenses futures.
Chauffage, secteurs et risques : trois lectures complémentaires mais distinctes
L’électricité est le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 351 057 diagnostics. Ce nombre décrit des enregistrements associés à cette énergie, pas autant de logements uniques. Il apporte un éclairage sur les équipements recensés, mais ne permet pas d’attribuer les classes énergétiques à un mode de chauffage précis : aucun croisement entre chauffage et étiquette n’est fourni. Les secteurs IRIS analysés comprennent Saint-Lambert, Roquette, Notre-Dame des Champs, Necker et Gros Caillou. Leur présence signale un niveau de lecture infra-communal, sans donner ici d’effectifs ni de résultats comparables par secteur. Il n’est donc pas possible d’en tirer un classement énergétique entre ces secteurs.
Les familles de risques recensées par Géorisques sont l’inondation et le transport de marchandises dangereuses. La zone sismique et le potentiel radon sont, pour leur part, non renseignés dans les faits disponibles. Une information non renseignée ne doit pas être présentée comme une absence de risque. De même, la mention de familles de risques au niveau local ne suffit pas à établir la situation d’une adresse donnée. Pour un acquéreur, cette lecture reste distincte de celle du DPE : les données énergétiques et les informations sur les risques ne mesurent pas la même chose. Aucun lien chiffré entre ces risques, les secteurs cités et les classes énergétiques n’est fourni.
À la vente, le champ de l’audit ne se confond pas avec les classes E à G
Pour les propriétaires vendeurs, la question de l’audit énergétique réglementaire appelle une lecture plus précise que le seul classement. En métropole, il concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G ; la classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025. Cette règle associe donc une étiquette et une catégorie de bien. La présence de nombreux diagnostics E, F ou G dans la base parisienne ne permet pas de conclure que toutes les ventes correspondant à ces classes relèvent de cet audit. Les chiffres locaux décrivent des diagnostics enregistrés, sans fournir ici le nombre de ventes entrant dans son champ.
La part de maisons individuelles, limitée à 1,8 % dans le profil fourni, ne suffit pas non plus à mesurer le périmètre parisien de l’audit. Les immeubles en monopropriété font également partie des catégories visées, et leur nombre n’est pas indiqué dans les faits disponibles. Pour un vendeur ou un acquéreur, la conséquence concrète est de ne pas confondre trois informations : la classe énergétique, le type de bien et son mode de propriété. La photographie communale éclaire surtout la première à travers sa distribution. Elle ne permet de promettre ni un prix de transaction, ni un délai de vente, ni un résultat énergétique après intervention.
- L’étiquette situe le diagnostic dans la répartition locale ; elle ne décrit pas à elle seule le régime de propriété.
- Le champ indiqué pour l’audit de vente vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G.
- La base fournie ne dénombre pas les transactions ni les immeubles en monopropriété concernés.
Ce que cette mise à jour permet de retenir, et ce qu’elle ne mesure pas
La méthode de lecture consiste à conserver le périmètre de chaque indicateur : les diagnostics enregistrés pour les étiquettes, le corpus géolocalisé pour la période dominante, et les valeurs médianes comme repères de distribution. Les pourcentages sont ceux fournis, avec leur précision d’affichage. Ainsi, le regroupement F et G doit être cité à 18,0 %, conformément à l’indicateur agrégé, plutôt que reconstruit à partir des deux parts affichées séparément. Cette prudence évite de donner une précision artificielle aux résultats. Sans extraction antérieure comparable dans les faits disponibles, cette mise à jour ne démontre par ailleurs ni amélioration, ni dégradation, ni accélération d’une évolution énergétique du parc parisien.
Au terme de cette lecture, le profil parisien se distingue par la place des classes D et E, par un corpus fortement ancien et par une surface médiane de 41 m². Les 149 072 diagnostics F ou G restent un repère important, mais ils ne résument pas l’ensemble des enjeux : la classe E pèse davantage à elle seule et possède sa propre échéance prévue pour la location. L’utilité de la photographie du 24 septembre 2026 est de mettre ces dimensions en perspective. Pour chaque projet, elle fournit un contexte local, non un verdict individuel : ni les doublons possibles, ni les caractéristiques manquantes des biens ne peuvent être effacés par le volume de la base.
Questions fréquentes
Les 826 785 diagnostics correspondent-ils à autant de logements parisiens ?
Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés dans le périmètre local de Paris. Un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les effectifs et les pourcentages par étiquette ne constituent donc pas un décompte de logements uniques.
Quelle place occupent les classes E, F et G dans l’extraction parisienne ?
La classe E rassemble 224 451 diagnostics enregistrés, soit 27,1 %. Les classes F et G réunies en comptent 149 072, soit 18,0 % selon l’indicateur agrégé fourni. Ces proportions décrivent les enregistrements, pas les seuls logements loués.
Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?
En métropole, l’audit concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025. Le nombre de diagnostics parisiens dans ces classes ne donne pas le nombre de ventes soumises à cet audit.